S comme Serveta, bigamie & faux

Pour cet article, je ne suis pas parti des recensements de la commune de Cormost, mais d’un article de Cour d’Assise dans la presse en date du 4 mars 1869, intitulé : 7ème affaire : Bigamie, faux.

Extrait de l’article du Journal L’Écho Nogentais du 04/03/1869

Dans l’article, on apprend rapidement la véritable identité de ce monsieur Serveta, Jean Veyrat-Penney, agé de 68 ans et né à Serraval (Haute-Savoie), le 20 juin 1800, fils de Claude et de Jeanne Marie Tissot. Il épouse en première noce Jeanne Sallier (le 11 septembre 1821 à Serraval) et en seconde noce Antoinette Tissot (le 23 novembre 1830 aussi à Serraval).

Afin de savoir qui est la victime, la veuve Couvert, je consultes les registres de mariages de la commune d’Avirey-Lingey à la date du 9 mai 1859. Il s’agit donc de Marie Jeanne Gignon, veuve d’ André Couvert (décédé le 10 mars 1852 à Cormost), fille de Nicolas et Anne Luquet.

Lors de ce mariage, deux frères de Marie Jeanne, Louis et Edmé, sont témoins, mais aucun soupçon ne semble troubler les noces. Même le notaire, Maître Baudin d’Isle-Aumont, rédige un Contrat de Mariage en date du 4 avril de la même année.

Il a fallu d’une simple lettre pour éveiller les soupçons de Marie Jeanne.

Lors du procès, il est noté une complicité entre les deux femmes trahies, Marie Jeanne Gignon et Antoinette Tissot, la première a été manipulée par Jean pour obtenir sa maigre fortune et la seconde abandonnée avec la charge de cinq enfants.

Jean Veyrat-Penney, dit Serveta, a été condamné à cinq de réclusion, à la surveillance pendant toute sa vie et aux frais du procès.

Jean décédera le 1er juin 1871 à Albertville (Savoie) et Marie Jeanne le 6 décembre 1881 à Clérey (Aube), dans la maison de son fils, Alexandre.

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