M comme Mésognons, Mort pour la France

Août 1914. La France, plongée dans la tourmente de la Première Guerre mondiale, voit tomber des milliers de ses enfants sur les champs de bataille. Parmi eux, Amédée Mésognons, âgé de 31 ans. Marié le 29 août 1908 à La Vendue-Mignot avec Léa Valentine Dheurle, sa vie bascule avec la mobilisation générale. Le 10 septembre 1914, seulement un mois après sa mobilisation, il meurt pour la France à Art-sur-Meurthe, en Lorraine, lors des combats acharnés qui opposent les armées françaises et allemandes dans la région de Nancy. Son nom, gravé sur le monument aux morts de Cormost, rappelle le sacrifice de ceux qui, comme lui, ont donné leur vie pour défendre notre patrie.

Amédée voit le jour le 1er mai 1883 à Cormost, sous le nom de Amédée Chaton, fils de Clémence Chaton. Il est déclaré par Amédée Hippolyte Chaton, son grand-père. Il sera légitimé par le mariage de Charles Toussaint Mésognons et de Clémence Chaton, le 22 février 1886 à Cormost.

En 1908, il épouse Léa Valentine Dheurle à La Vendue-Mignot, commune voisine. Leur mariage, célébré le 29 août, scelle une union qui verra naître leur fils unique, André Paul, le 23 mai 1909. Nous connaissons peu de détail de leur quotidien, mais Amédée était maçon et peut être que des maisons de la commune de Cormost portent encore son empreinte. La guerre éclate en août 1914, et Amédée, sous le matricule n° 1082, est mobilisé.

Sa fiche militaire ne précise pas son régiment, mais sa mort est causée par une blessure de guerre. Il décéde le 10 septembre 1914 à Art-sur-Meurthe. La transcrition de son décès, dans les registres de Cormost, sera faite le 10 novembre 1914.

Sa veuve, Léa Valentine recevra un « secours de 150 frs » le 15 octobre 1914. Elle décédera le 11 novembre 1932 à Cormost.

Son fils, André Paul sera adopté par la Nation, selon le jugement du Tribunal de Troyes en date du 12 juin 1918. Il se mariera avec Marguerite Beugnot, le 3 décembre 1932 à Machy, sans la présence de ses parents.

Amédée Mésognons est reconnu « Mort pour la France », une distinction officielle attribuée aux soldats tués au combat ou des suites de leurs blessures. Son nom figure aujourd’hui sur le monument aux morts de Cormost, aux côtés de ceux de ses compatriotes tombés pendant la Grande Guerre.

Son histoire, comme celle de tant d’autres, invite à la réflexion : quels étaient leurs espoirs, leurs peurs, leurs derniers instants ? Derrière chaque nom gravé dans la pierre, il y a une vie, un amour, une famille brisée.

Amédée Mésognons n’a pas vécu assez longtemps pour voir vieillir sa femme et son fils, ni pour connaître la paix revenue. Mais son nom, gravé dans la pierre et dans les mémoires, rappelle à jamais que la liberté a un prix, et que certains l’ont payé de leur vie.

Monument aux Morts de la Commune de Cormost :

  • Drugeon Paul – Mort pour la France le 29 mai 1915 à Cormost (Aube)
  • Gignon Maurice – Mort pour la France le 25 septembre 1915 à Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus (Marne)
  • Luquet Odile – Mort pour la France le 10 février 1920 à Cormost (Aube)
  • Mérat Virgile – Mort pour la France le 15 décembre 1916 à Amiens (Somme)
  • Mésognons Amédée – Mort pour la France le 10 septembre 1914 à Art-sur-Meurthe (Meurthe-et-Moselle)
  • Meunier Henri – Mort pour la France le 24 août 1914 à Champenoux (Meurthe-et-Moselle)
  • Prat Paul – Mort pour la France le 17 novembre 1916 à Harbonnières (Somme)
  • Saint-André Gabriel – Mort pour la France le 25 août 1914 à Champenoux (Meurthe-et-Moselle)

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