
Aujourd’hui, je vais partir de la presse locale et d’un article paru dans Le Petit Troyen du 15 février 1937.

MÉDAILLE MILITAIRE – Par décret du 31 décembre 1936 (Journal Officiel du 28 et 29 janvier 1937), la médaille militaire a été conférée à M. Barrière Camille Lucien au 42è bataillon de chasseurs à pied, 7 ans de services, 3 campagnes, a été cité et blessé.
Toutes nos félicitations.
Dans les recensements de la commune de Cormost, je retrouve Camille Lucien BARRIÈRE avec son épouse Yvonne Alfrèda GILLIER avec leurs fils Jean René & Bernard. Les regitsres de la commune de Cormost m’apprennent également que le couple a eu un 3ème fils, Bernard Guy décédé 5 jours après sa naissance.
En fouillant les registres de mariage de la commune, je retouve l’acte de mariage du couple en date du 17 avril 1920 (Acte n° 2). J’apprends que Camille Lucien est né le 8 décembre 1893 à Vieilles-Maisons (Loiret), fils de Bazile Célestin, domicilié à Nangis (Seine-et-Marne) et de Adrienne Joséphine BERRY, décédée. Camille Lucien exerce la profession de jardinier et habite la commune de Villemereuil (Aube).
Afin de comprendre cette distinction, je recherche sa fiche matricule d’abord dans les Archives du Loiret où il est né, puis dans celles de l’Aube, où il habite. Mais le résultat est négatif. Et grace à la relecture de son acte de mariage, je me dirige vers les Archives de Seine-et-Marne et BINGO ! Je retrouve la fiche matricule n° 311 pour la classe 1913 de la Subdivision militaire de Fontainebleau.
Mais en lisant la fiche matricule, je suis un peu déçu. Contrairement à ce qu’il est mentionné dans l’article, Camille Lucien est affecté au 2ème Bataillon de Chasseurs et je ne retrouve qu’une seule campagne (Contre l’Allemagne). Par contre, il a bien été « Blessé au Combat de Montauban le 29 sept 1914 » et « Blessé le 21 avril 1917 au Bois Brouzé, contusions membre sup gauche par éclatement d’obus« . Il est également cité à l’Ordre de la division n° 325 en date du 18 avril 1918 : « Chasseur courageux et dévoué grièvement blessé le 21 avril 1917 en ravitaillant en munitions les unités en ligne sous un bombardement très violent« . et c’est bien pour cet acte héroïque qu’il obtient la Médaille Militaire par décret du 31 décembre 1936.
