F comme Fusil

Aujourd’hui, je suis parti d’un article de la presse ancienne (RetroNews) et qui parle de fusil, afin de découvrir les protagonistes de ce fait divers.

L’Aube du 25 janvier 1877

Un accident est arrivé à Cormost, dans les circonstances suivantes :

M. Bourgoin cultivateur, voyait depuis un certain temps des loups rôder autour de sa grange. Il avait caché dans la paille un fusil chargé. Pendant qu’il déjeunait deux jeunes enfants de M. Prat entrèrent dans la grange et découvrirent le fusil. L’aîné de ces enfants âgé de 6 ans environ prit l’arme ajusta et tira sur son jeune frère qui reçut presqu’à bout portant la charge dans la jambe. M. Viardin appelé en cette circonstance, après les premiers soins donnés, par M. Nosley médecin à Clérey, déclara que le blessé n’avait rien d’endommagé dans les organes essentiels. La charge n’ayant porté que dans la partie charnue au dessous du genou.

M. Bourgoin, cultivateur

Commençons par la première personne de cet article, il s’agit de M. Bourgoin, propriétaire du fusil, caché dans la grange. On sait qu’il est cultivateur à Cormost.

D’après les recensements de 1876, il existe trois M. Bourgoin : le fils (Odile Frédéric) de 17 ans, le père (Nicolas Frédéric) de 46 ans et le grand-père (Jean) de 74 ans. Je pense qu’il s’agit du père, car le fils est trop jeune et le grand-père est bûcheron, donc Odile Frédéric semble bien correspondre au propriétaire du fusil, M. Bourgoin.

Les enfants PRAT

Toujours lors du recensement de 1876, les enfants Prat sont au nombre de 3 : Gabriel Odile (4 ans), Pierre Émilien (3 ans) et Georges Émile (3 mois). Donc, en janvier 1877, il doit s’agit de Gabriel Odile et de Pierre Émilien.

Donc, Gabriel Odile a tiré accidentellement sur son frère Pierre Émilien. D’ailleurs, dans la fiche matricule n° 1973 de la classe 1893 (celle de Pierre Émilien), il est indiqué qu’il a été exempté « déviation du pied gauche » (si j’ai bien lu !) donc peut être une conséquence de cet accident.

Les médecins

Pour trouver les renseignements sur les médecins, je suis allé sur Gallica, consulté l’Annuaire administratif et statistique du département de l’Aube et pour l’année 1877, j’ai trouvé M. Eugène François Viardin, médecin à Troyes, demeurant au 7 rue du Temple et M. Jean Baptiste Nosley, médecin à Clérey, demeurant rue Saint Pierre.

Partir d’un simple article de presse et pouvoir retracer la vie de nos ancêtres est passionnant, mais chronophage.

Et vous, avez vous déjà utilisé le site Gallica pour retrouver vos ancêtres ?

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